L'objet du mois
Chaque mois un objet de la collection est présenté à votre curiosité
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- FEVRIER 2012
N° inventaire 1982.16.24A
Fouet à vin,
Fin XIXème - début XXème siècle.
A la différence du fouet à vin décrit précédemment, il s'agit ici d'un fouet à vin traditionnel. Celui-ci, d'une conception plus simple, est fait d'une tige en fer dont la partie supérieure forme une poignée permettant de le manipuler un fois placé dans la barrique. La partie inférieure de cette tige est aplatie et percée de 8 trous recevant chacun un toupet de crins. Ces toupets disposés de façon perpendiculaire forment une sorte de goupillon qui permet de brasser efficacement les blancs d'oeufs avec le vin lors du "collage".
Nb: pour mémoire "collage" = filtration naturelle des dépôts du vin par floculation.
- JANVIER 2012
N° inventaire 1989.1.2
Fouet à vin,
début XXème siècle.
Il s'agit d'un fouet à vin mécanique à expansion. Cet outil de chai était utilisé dans l'élevage du vin en barrique pour pratiquer le "collage". Celui-ci a pour but de clarifier le vin en fin d'élevage en y introduisant des substances protéiques. Au contact des tanins du vin elles permettent l'aglomération des particules en suspension. Les flocons ainsi formés se déposent au fond de la barrique. En général, les vignerons préfèrent le blanc d'oeuf aux effets lents et doux. Avant de mélanger la "colle" au vin, il faut battre les blancs d'oeufs en neige avec une pincée de sel. Une fois versés dans la barrique on introduit le fouet replié par le trou de bonde. Ainsi installé les barrettes du fouet se déploient à l'intérieur du fût. La poignée-manivelle qui reste à l'extérieur permet alors de brasser les blancs d'oeufs avec le vin pour favoriser le collage.
- NOVEMBRE - DECEMBRE 2011
N° inventaire 2008.2.1
Bouchonneuse,
XIXème siècle.
Cet appareil, appelé aussi boucheuse, sert naturellement à boucher les bouteilles de différentes formes et grosseur. Faite essentiellement en bois de chêne, elle est composée d'une potence fixée sur une solide base monoxyle reposant sur quatre petits piétements. La potence maintien dans sa partie supérieure une forte crémaillère métallique verticale qui est actionnée par une manivelle et un engrenage. Celle-ci permet d'enfoncer le bouchon de liège dans le goulot de la bouteille en le poussant au travers d'une pièce conique également métallique. Ce passage permet de réduire le diamètre du bouchon et facilite ainsi sa mise en place dans la bouteille. Sur la partie inférieure de la potence on trouve un support réglable en bois qui permet d'adapter la bouchonneuse au type de bouteille à boucher. On peut lire sur la partie supérieure de cet appareil l'inscription gravée : LUBET.R. NOTRE DAME. 74 - BORDEAUX -
- OCTOBRE 2011
N° d'inventaire 1988.2.23
Vinocolorimètre,
début XXème siècle.
Cet objet, de la marque J. Salleron, était utilisé pour examiner l'intensité colorante des vins rouges. Protégé par un étui, le vinocolorimètre se présente sous la forme d'une double colonne de pastilles perforées sur une base cartonnée. Celle-ci recouvre une bande de tissu en soie dont une partie est colorée et l'autre laissée neutre. La série de pastilles de gauche offre une gamme chromatique de référence alors que celle de droite est destinée à recevoir les gouttes de vin à examiner par comparaison de l'intensité colorante.
- SEPTEMBRE 2011
N° d'inventaire 1991.2.1
Hotte de vendangeur,
XIXème- début XXème siècle.
Cette hotte de vendanges est faîte de brins d'osier tressés sur une ossature de feuillards en châtaigner. Parmi les particularités de fabrication il est à noter l'utilisation de brins d'osier (appelés ici "vime") auxquels ont a retiré l'écorce pour éviter tout contact avec les tanins de l'osier ainsi que la pose d'un enduit fait de poix végétale sur les parois intérieures pour favoriser l'étanchéité. Cet objet a été employé essentiellement dans les vignobles des zones Nord et Sud-Est du Libournais.
- AOUT 2011
N° d'inventaire 1997.1.2
Canne à vin,
XIXème siècle.
Ce récipient vinaire en forme de pichet reprend la technique de fabrication du tonneau avec planches cintrées maintenues par un cerclage métallique. Cet objet d'une contenance d'une vingtaine de litres était produit dans les ateliers de tonnellerie locaux. Précédant les pompes à vin, il était largement utilisé dans les chais pour transvaser les moûts ou les vins entre les différents récipients. (notamment pour récupérer le moût de la "gargouille" (bac en bois placé sous le plancher du pressoir) et remplir le "goudrelin" (sorte de seau en bois traversé d'une barre de bois pour le portage à l'épaule).
- JUILLET 2011
N° d'inventaire 1992.2.2
Ebullioscope de MALLIGAND,
fin XIXème- début XXème siècle.
L'ébullioscope ou ébulliomètre est un appareil servant à determiner la richesse alcoolique des boissons. Utilisé principalement pour le dosage du vin, son principe repose sur la variation de la température d'ébullition d'un mélange en fonction de sa concentration en alcool: plus le degré alcoolique est grand, plus la température d'ébullition est faible. Le degré alcoolique correspond au nombre de centilitres d'alcool éthylique présents dans 1 litre de vin. L'ébullioscope de MALLIGAND a reçu une médaille d'or à l'exposition universelle de Paris en 1878.
- JUIN 2011
N° d'inventaire 1988.2.1
Plaque de cuve,
fin XIXème siècle.
Cette plaque placée sur la façade des cuves en bois était utilisée comme une ardoise. Organisée selon plusieurs cases elle
permettait de noter différentes informations lors de la vinification: origine de la parcelle, nature des travaux sur le vin, assemblages, etc...
- MAI 2011
N° inventaire 1982.3.1
Pince à incision annulaire,
fin XIXème, début XXème siècle.
Cette sorte de petite serpette munie de 2 lames était utilisée pour empêcher les risques de coulure (mauvaise fécondation entrainant la chute des fleurs ou des jeunes fruits) et hâter la maturité du raisin (d’environ 8 à 10 jours). Le procédé consistait à faire, lorsque la vigne commençait sa floraison, 2 incisions annulaires sur l’écorce du jeune bois de l’année juste en dessous des fleurs. Une fois le petit anneau d’écorce compris entre ces 2 incisions circulaires enlevé, il se forme une petite plaie sur la branche. Celle-ci donne lieu rapidement à un bourrelet qui va recouvrir cette entaille. Ce bourrelet intercepte momentanément la sève et permet d’atteindre le but recherché. Les mâchoires de cette espèce de pince d’une dizaine de centimètres sont fendues sur la longueur pour recevoir 2 petites lames d’acier circulaires qui peuvent être remplacées si nécessaire.
- AVRIL 2011
N° inventaire 1981.1.7
Bonde de barrique en verre,
fin du XIXème, début du XXème siècle.
Le mot bonde désigne 2 choses, cela peut être le trou percé dans l'une des douelles d’un tonneau ou le bouchon, généralement de bois, permettant de l’obstruer. Celle-ci est en verre. Son utilisation a sensiblement contribué à l'amélioration de la qualité des vins. Remplaçant les bondes en bois entourées de petits morceaux de linge elles assuraient une bien meilleure propreté et étaient d'une bien plus longue conservation. Si la bonde est enfoncée, son extraction requiert l'utilisation d'un utinet, maillet en bois dur muni d'un long manche. C'est en frappant les parois du tonneau autour de la bonde que l'on peut facilement la faire ressortir du trou de bonde sans la détruire.
Écomusée du Libournais